Interview de Manuele Fior

12 mars 2012


Interview Manuel FIOR

Auteur de 5000 km par secondes

De Mervaille Agathe et Diallo Awa



Pourquoi avoir choisi ce titre, “Cinq mille kilomètres par secondes” ?

Il y a un passage dans la BD où Piero reçoit un appel de sa copine, il y a une seconde de décalage. Il y a l’image de vitesse, de distance. Le titre est venu après.

 

Avez-vous construit un plan précis ?

Non il n’y avait pas de scénario précis, l’histoire s’est construite au fur et à mesure.

 

Les évènements sont-ils réels ou fictif ? 

Les évènements sont fictifs, les endroits, eux, sont réellement  connus, j’y suis allé. En Egypte, en Norvège et aussi en Italie qui est mon pays.

 

Et les personnages ?

Les personnages sont fictifs mais j’ai donné une partie de moi-même dans chacun des personnages.

 

Quel type de style avez-vous choisi, quels instruments ?

J’ai utilisé la peinture acrylique pour avoir des couleurs fluides, les couleurs sont adaptées aux paysages; de ce fait l’histoire se suit en fonction des couleurs.

 

Pourquoi dans la BD toute les femmes finissent-elles toutes grosses ? Êtes vous machiste ?

(Rires) Non, c’est un moyen de montrer le vieillissement. Piero lui devient chauve.

 

On voit que Piero est obsédé par Lucy pourquoi ? Que voulez-vous nous montrer ?

Piero est obsédé par Lucy parce que l’amour lui-même est une obsession ! Il prend la partie consciente et inconsciente de nous mêmes. Le livre montre aussi la difficulté à oublier une personne que l’on aime ou que l’on a aimée.

 

Pourquoi finir comme ça ? Pourquoi Lucy ne retourne pas avec Piero ?

Les portes restent ouvertes, c’est pour montrer que les évènements échappent au destin, Lucy est avec Nicolas et cela permet de former une boucle à la fin mais de façon plus brutale qu’au début.

 

Êtes-vous fier de participer au prix littéraire des lycéens de la région paca ?

C’est une fierté oui, et aussi une occasion de discuter avec des gens d’âge différent qui soulèvent des problèmes auxquels je ne suis plus confronté.

 

En combien de temps avez-vous créé ce livre ?

En 4 ans, 4ans et demi, j’ai fait d’autres projets à côté, en prenant du temps on a un regard plus objectif sur le travail.

 

Êtes-vous satisfait du rendu ?

Oui, j’en suis heureux.

 

Quel a été votre parcours professionnel ?

J’ai été dessinateur pour l’archéologie, c’est à cette période que je suis allé en Egypte et à Berlin.

Mais avant d’être dessinateur j’ai fait des petits boulots. 


Pourquoi ce style de relation ?

Ce style de relations amoureuses est un style assez classique, plein de « films » romantiques. Le triangle amoureux permet de rendre ces relations plus dynamiques.

 

Les dessins sont très complets et lumineux, les plantes sont toujours présentent pourquoi ?

C’est un plaisir pour moi de dessiner les plantes cela permet de voir la température des différents lieux. Cela permet aussi de meubler l’histoire.

 

Avez-vous choisi le titre et la couverture ?

Oui j’ai choisi le titre et la couverture. J’ai créé la couverture après avoir achevé l’histoire.


Merci Manuel FIOR

 

Interview du 19 novembre 2011 à l’occasion de la fête du livre à Toulon

les auteurs | Posté par Lycée du Coudon

dédicace de manuel Fior

26 février 2012


La dédicace de manuel Fior à Caroline, élève de 2°7 au lycée du coudon.

forums | Posté par Giacardi

Cinq mille kilomètres par seconde : la sincérité en accéléré

17 février 2012


"Manuele Fior dépeint les couleurs de la vie et s'empare de notre cœur de lecteur.

Cinq mille kilomètres par seconde, un titre énigmatique et qui peut prêter à confusion. Non, il ne s'agit pas de l'album photos d'un globe-trotteur inconnu! Mais d'une bande-dessinée où l'on nous expose le cycle de la vie teinté d'émotions véritables. Un challenge de livrer aussi succinctement, sur quelques planches, des relations humaines non sur-jouées, aux allures de peinture à effet miroir. Effectivement, en nous laissant porter par l'histoire romantique des deux protagonistes, Lucia dite Lucy et Piero, on est surpris par la frappante sincérité des événements narrés.

Manuele Fior a choisi de découper sa bande-dessinée en 7 parties, chacune d'elles illustrant un épisode de vie accompagné d'un ou plusieurs sentiments dominants symbolisés par la couleur la plus présente dans les dessins. Le jaune et le vert nous explosent au visage durant toute la première partie. Ici, on suit la rencontre entre Lucia, Piero et Nicola, le meilleur ami de Piero. Ils sont aux alentours de leurs dix-huit ans. En fin de partie, la possibilité d'une relation amoureuse entre Piero et Lucy est suggérée. Le jaune et le vert marquent la jeunesse des personnage, l'entrain de Piero et l'instabilité de l'avenir : "Des projets pour l'avenir?" (p.9).
Une nette différence nous saisit lorsqu'on commence la seconde partie, le bleu domine et fait régner une atmosphère froide, une rupture entre les deux premiers passages. Nous sommes deux, trois ans plus en avant. Lucy se trouve en Norvège, elle est accueillie par une femme et son fils du même âge qu'elle. Nous apprenons alors qu'elle est encore en couple avec Piero mais plus pour longtemps puisque l'éloignement lui fait réaliser qu'elle ne ressent plus rien pour lui. Elle lui écrit alors une lettre de rupture. Rupture loin d'être trop douloureuse pour elle : Sven, le fils de la femme qui l'héberge, l'embrasse le soir même. Le bleu, ici, reflète la réflexion mais aussi la liberté.
En cette troisième partie, nous basculons dans l'univers de Piero. Nous suivons notre jeune adulte dans son voyage à travers l'Égypte car il doit rejoindre un site archéologique où il participera aux fouilles. Durant son long trajet en train, il est pris d'une fièvre et se met à rêver de Lucy. Le marron nous accompagne, exprimant le mal être, la rancœur et même une certaine agressivité sous-jacente. Lucia est enceinte de Sven dans cette quatrième partie. Mais le norvégien ne lui porte plus grand intérêt et malgré l'enfant qu'elle porte, elle décide de retourner chez elle en Italie : "Je veux retourner chez moi. […] Non je veux retourner en Italie" (p.90). Les différentes scènes sont imprégnées de rose : l'épanouissement, la régénération, la pureté sûrement en liaison avec le fait que Lucy soit enceinte. En parallèle, nous retrouvons alors Piero, dans cette nouvelle partie. Il est de retour en Égypte mais vient d'apprendre qu'il va devenir père. Son employeur suggère le fait qu'il ne participera donc plus trop aux fouilles. En soirée, il reçoit un coup de téléphone de Lucy. Agréablement surpris, il lui demande de ses nouvelles et lui rappelle leur jeunesse. L'orange se faufile de-ci de-là représentant un apaisement, un besoin de jouissance, d'expansion et un équilibre fragile.
Le violet - la mélancolie, la nostalgie de la flamme éteinte, le besoin de tendresse et de douceur - s'impose dans cette cinquième partie. Nous sommes en Italie, Piero et Lucia s'attablent dans un restaurant sur le point de fermer. Les bouteilles de vin leurs font tourner la tête et Piero amorce un sujet sensible : la possible relation qu'auraient eue Nicola et Lucy à l'époque. Aucune explication ou même preuve n'est apportée puisque Lucy coupe court. La fin de soirée est mouvementée : dans un élan de passion, nos deux protagonistes ont presque un rapport sexuel mais Piero, soumis aux effets de l'alcool, est impuissant. Après cela, ils marchent encore un peu dans les rues, évoquant leurs voyages et les conséquences qu'ils ont eues : "Te dire que tu as fait tes expériences et qu'il est temps de rentrer à la maison" (p.129). Lucy finit par mettre Piero dans un taxi automatique et s'en va même si ce dernier essaie une dernière fois de savoir ce qu'il s'est passé entre elle et Nicola. Lucia continue son chemin... Et retrouve Nicola avec qui elle est en couple désormais.
La boucle se referme par un retour en arrière : Lucy et Piero ensemble lorsqu'ils avaient dix-huit ans, juste avant leur première fois. Tout est jaune et vert : plein d'entrain et de nouveauté.

Manuele Fior nous livre un amour de jeunesse tout en justesse. Il nous le livre éphémère et inoubliable. Un souvenir qui nous poursuit inlassablement. Un amour à la fin, on ne sait pourquoi, inévitable. Tous ces fragments de vie illustrés ont pour seul point commun cette histoire inachevée. Et quand finalement l'occasion des retrouvailles, d'un renouveau sentimental se présente, l'auteur préfère la réalité à la fiction et la fatalité rentre en action.
Une bande-dessinée à admirer pour la franchise de l'histoire et pour le tourbillon d'émotions formé par le travail artistique. "

BONANNO Laura.
Parc Impérial, Nice.
Tags : auteurs
pour ou contre | Posté par Laura, seconde option littérature et société au lycée du Parc Impérial

Compte rendu de la visite de Manuele Fior à Cavaillon

17 janvier 2012


Compte rendu en images disponible sur le site du lycée...


http://www.lycee-ismael-dauphin.fr
Tags : auteurs
les auteurs | Posté par Mme El Yahmidi

quelques coups de coeurs de Manuele Fior...

16 janvier 2012


A l'occasion de sa visite à Digne, Manuele Fior a conseillé aux jurés du lycée David-Neel quelques BD marquantes... Conseils à partager !

Feux, L. Mattotti
Pascin, J. Sfar
L'ascension du haut mal, David B.
Pilules bleues, J. Peeters
La guerre d'Alan, E. Guibert
les auteurs | Posté par Marina
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